Création Lumiere

Marine Berthomé

 

Cantique Désert (2005)

Chorégraphie Ximena Walerstein

X. Compagnie

Auxerre / Monterey /Mexico/ Dijon/ Toulouse

Marche (-1)(2007)

Performance

de Ximena Walerstein

Théâtre d’Auxerre

Marche (solo) (2007)

Chorégraphie et interprétation : Ximena Walerstein

Théâtre d’Auxerre

Comment survivre dans un univers où le sol passe de l’horizontal à la verticale ?

"Marcher pour m'ennuyer, sans pouvoir m'en échapper,

être forcée de me tenir compagnie, de me réinventer"

La marche humaine, déséquilibre binaire, a libéré nos mains, notre regard et notre esprit nous donnant la conscience du temps qui passe...

Au présent, un pas est un intervalle à chaque instant actualisé, dans la continuité de celui qui précède, dans l’attente de celui qui suit. Il est progression.
Marcher est mémoire, perception et projection :  condensé du passé, du présent et du futur.

Ximena Walerstein a invité le public à donner son point de vue au cours d'une performance dans laquelle elle a marché un cycle, une unité temporelle, 24 heures.
Sous forme de dessins, de photographies, de textes et de vidéos, les spectateurs ont laissé des traces de
cette expérience.

LUMIERE /

A partir des traces de la performance laissées par le public, j’ai axé le travail de la lumière sur sol blanc comme un partenaire témoin. La scène en bifrontal devait pouvoir être vu de chaque côté par le public, j’ai choisi de marquer le plateau et de ne travailler que sur la balance des blancs. Les axes ont marqué cette proposition chorégraphique fortement, avec des rasants, des découpes, et très peu de latéraux. J’ai fait en sorte que la lumière devienne un partenaire privilégié dans ce solo qui joue avec ses ombres.

Enfin, afin de prolonger l’exploration de la notion du temps, pour illustrer en lumière cette perte de repère temporel, avec l’aide de  Nicolas Barraud pour la conception et Etienne Debraux pour la réalisation nous avons créé le Gyropar. Mouvement de lumière singulier et émouvant qui nous étourdit, point fort du spectacle.

C’est en solo que la chorégraphe Ximena Walerstein (X Compagnie) retrouve la scène. Comme libérée des contraintes de la mise en scène, elle restitue dans « Marche » les fruits d’un étonnant happening, à savoir une marche ininterrompue de 24 heures (du mardi 16 octobre, 20 heures, au mercredi 17, 20 heures) au cours desquelles elle aura collecté de l’expérience, des images, des informations sur le rapport au temps. Alimentée également par le regard et les traces (textes, vidéos) du public qui aura assisté à cette expérience, la création de Ximena Walerstein propose une heure d’une vie « où l’espace perd l’aplomb, le sol passe de l’horizontale à la verticale de manière continue ». Comment survivre dans cette perte d’axe ? « Grâce à la danse » confie Ximena qui évoluera dans un dispositif spécifique : 25 mètres carrés,   une chaise, 4 télévisions. Et au milieu, une femme qui livrera « un travail sur la mémoire d’une expérience » qui aura forcément chamboulé son rapport à elle-même et son rapport aux autres.

LUMIERE /

Accompagner Ximena dans cette performance remarquable c’est respecter son rythme  et donner à voir sans aveugler la performeuse. C’est livrer son corps évoluant derrière un tulle avec la projection de son dos en vidéo face à elle, c’est la suspendre dans le temps de sa marche, perdre la notion du temps avec elle, cacher les machines, ne montrer que le corps en mouvement. La lumière la soutien physiquement, les couleurs sont douces, et s’affaiblissent au fur et à mesure de sa fatigue à sa demande. Marche a été un accompagnement moral, physique et artistique, une expérience très forte amicale et professionnelle, y compris avec le public qui nous a soutenu, encouragé et porté.

Avec la complicité artistique de Caroline Grosjean, et de  Stephan.

«Cantique désert» est une interprétation du Cantique des cantiques, une lecture chorégraphique de ce poème. La chorégraphe Ximena Walerstein s’appuie sur ce texte biblique où la sensualité , la richesse des couleurs et des odeurs nous plongent dans un univers féminin. Elle propose, en s’appuyant sur un texte ancien et empreint de tradition, un spectacle contemporain. Trois femmes nous amènent dans une fiction où elles se racontent et s’inventent. La danse et les images vidéo sont des apparitions de ces états. La chorégraphe joue avec cette perte des sensations et nous propose une gestuelle liée mais articulaire», empreinte de douceur malgré le drame. De chaque perte d’équilibre, la verticalité apparaît comme un refuge. Danser avec la vidéo et dans la vidéo transforme le corps et transcende sa forme. Désarticulé, dissocié et reconstitué.

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J’ai fait la connaissance de Ximena lors de la reprise de Cantique en tournée au Mexique.

Dès lors j’ai repris les bases du spectacle en les agrémentant au fur et à mesure des nouvelles propositions chorégraphiques car Ximena souhaitait introduire esthétiquement de nouvelles propositions. Nous avons vite trouvé un langage esthétique commun malgré les contraintes vidéo fortes.

(Ci-contre une captation de la précédente version)

avec Caroline Grosjean, Chrystel Pellerin, Cathie Verdin.  Création Musicale David Lataillade.

Création Vidéo Ximena Walerstein-Frédéric Blein. Constructions Gilles Domenget.

Vidéo :  Ximena Walerstein . Assistance artistique et régie vidéo : Caroline Grosjean

 Direction technique, création et  régie  lumière :  Marine Berthomé. Conception du Gyropar :  Nicolas Barraud             Construction et Réalisation du GYROPAR : Etienne Debraux. Son : Denis Queney.