STRIP pOKER (2008)

de Jean-Pierre Martinez

Mise en scène Marc Duret

Theâtre de Ménilmontant / Le Proscénium

Création Lumiere

Marine Berthomé

 




Le Parisien

Cartes sur tables

Le titre donne le ton : " Strip Poker ". Mais cette comédie de moeurs ménage bien ses effets, jusqu'au bluffant coup de théâtre final. Un appartement meublé par un as de l'aménagement, cadre de vie d'un jeune couple de trentenaires, définit l'horizon de ce huis clos à suspence. Marie, aux allures fleur bleue, et pierre le désabudé s'apprêtent à recevoir leurs curieux nouveaux voisins, Céline et Jacques, dans la discorde la plus totale. Passées les premières civilités, les atomes crochus tardent à se manifester. Pour emballer la soirée, une partie de strip poker est décidée. Les cartes abattent des vérités qui touchent au coeur. Et au train où va le jeu, il y a fort à parier que la partie va mal finir. Entre temps, on aura beaucoup ri. Delphine Braillon, Herrade Von Meier, Vincent Maes et Vincent Ropion s'y emploient avec succès, dirigés par leur complice, comédien et metteur en scène Marc Duret.

M-E.G


Pariscope

Un soir vous rentrez chez vous un peu renfrogné et vous auriez bien aimé regarder une belle connerie à la télé. Mais voilà que votre femme a eu la bonne idée d'inviter le couple de nouveaux voisins à venir dîner. La soirée commence bien… mais n'est pas prête de s'arrêter là ! Il va y avoir, comment dire, incompatibilité d'humeurs entre les deux tandems ! Alors lorsqu'ils décident, en fin de soirée, de faire un Strip Poker, les cœurs explosent. Mais il y a des secrets qui feraient mieux de rester cachés… La mise en scène de Marc Duret (lui-même comédien) est fraîche et nerveuse, elle allie savamment le comique de situation et la justesse du ton, ni trop excessif, ni trop minoré. Le premier ménage (les hôtes) forme un duo des plus cocasses. Lui (Vincent Maes), bougon et brusque, n'est pas prêt à faire d'efforts pour accueillir ses convives et se montre grossier. Sa femme, mal à l'aise (Herrade von Meier), dont la ressemblance physique avec la comédienne Madeleine Stowe est troublante, nous communique sa gêne dans une gaucherie drolatique et adorable. La deuxième paire, suffisante et blasée, servie par Delphine Braillon et Vincent Ropion, ne manque pas elle aussi de cachet.


Carole Alter

 

Avec Delphine Braillon, Herade Von Meyer, Vincent Maes, Vincent Ropion.

LUMIERES /

J’ai proposé à Marc de travailler sur les codes d’éclairage classique du policier des années 50 qu’on appelle Core Light réinterprété pour le théâtre. Le noyau se situe autour du canapé, les contres et le latéral jardin sculptent, hiérarchisent et jouent un rôle dramatique que je peux varier à loisir.

Enfin en donnant des axes qui lèchent à la fois le décor ou qui soulignent certains éléments, je crée ainsi en les isolant des espaces de mystère et je donne du volume à l’espace qui au réel est très petit...

PRESSE