Le spectacle :

Dans une communication universelle avec les éléments, Jon Fosse invente la douceur du tragique, cette part de soi unique qui se révèle en se perdant.

Il écoute les fleuves sous la terre, la circulation des eaux ensevelies mais toujours remuantes comme il écouterait, la nuit, le battement de son sang d’où jaillit son écriture.

Ecouter “des sons et des âmes qui, ensemble, composent à un niveau supérieur la musique et l’âme de l’écriture. Chaque texte a sa musique, son âme. Et ces sons doivent être prononcés, sans que l’on sache nécessairement quelle en est la nature. Ils doivent être dits, comme une vérité.”

Pour Jon Fosse, l’enjeu artistique est clair et il sera le nôtre : “Quand la pièce est bonne et que la mise en scène est réussie, on doit vivre l’expérience esthétique d’un envol au dessus de la vie, du théâtre et de leurs limites.”

Assister à une pièce de Jon Fosse, c’est pénétrer dans un espace. Ses figures sont nos guides, au sens physique du terme. Le spectateur doit être disposé “à voir” ce théâtre, à le découvrir comme un événement visuel se déroulant dans un espace. Il faut être prêt à voir le dialogue, voir comment résonnent les figures, comment elles se taisent ou pensent à voix haute, comment leur parole franchit l’espace temps.

Il s’agit de faire chanter la parole de la voix muette grâce à l’expérience théâtrale.

Le voyage de Jon Fosse oscille avec force entre la vie et la mort, entre temps passé et temps futur, entre calme et tempête

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© Marine Berthomé

© Marine Berthomé

© Marine Berthomé

© Karine Aulnette. Oct 2014

© Karine Aulnette. Oct 2014

© Karine Aulnette. Oct 2014

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