Théâtre contemporain

CREATION POUR Frédéric Sonntag

Création Lumiere

Marine Berthomé

 

COMPLICITE :

J’ai eu la chance de rencontrer Frédéric Sonntag  (auteur et metteur en scène) lors de la première création de sa pièce Disparu(e)(s) Les mots de l’auteur m’ont aussitôt séduite : la clarté de ses intentions, l’atmosphère de la pièce étaient telles qu’elles laissaient un champ de créativité large entre espace concret et abstrait, entre poésie et réalité.

L’écoute et la finesse du metteur en scène m’ont accompagnée  tout au long de la création et nos échanges quotidiens nous ont permis chaque jour d’affiner notre vision commune de la pièce. Depuis, nous avons ensemble fait Intrusion, Des Heures entières avant l’exil, Nous étions jeunes alors, Incantation et récemment au théâtre de l’Odéon (Juin 2010) Toby ou le saut du chien.

LUMIERE /

La lumière, a été pensée en termes de « nappe », de matière lumineuse, plutôt que d’effets. Elle est ainsi apte à faire apparaître et disparaître les corps en fonction de ses fluctuations, de ses proportions à créer des zones semi-obscures, l’apparition et la disparition des corps des personnages étant au cœur-même de la pièce.

J’ai donc proposé à Frédéric de travailler sur la lueur des lampes à sodium caractéristiques des éclairages urbains nocturnes accompagnés des tubes fluos sous les caddys comme des contrepoints évocateurs du supermarché.

Disparu(e)(s) (2004)

écriture et mise en scène

Fredéric Sonntag

Dijon

Six personnages hantent, la nuit, un parking désert de centre commercial à la recherche d’une jeune fille disparue quelques jours auparavant. Sur les traces de celle-ci, ils sont tour à tour confrontés au fantasme de la disparition et à leur devenir-fantôme.

A travers ces six identités venues se perdre sur ce désert marchand se raconte une forme de notre présence au monde. Perdus dans cette nuit qui prend des airs de dernière nuit du monde, insatisfaits, impatients, doux et violents, à la recherche d’un être inconnu et fantasmé, ces êtres sont à la croisée de l’enfance et de l’âge adulte, dans une perpétuelle adolescence dont nous semblons nous être revêtus.

Un théâtre crépusculaire.

Intrusion (2004)

écriture et mise en espace

Fredéric Sonntag

Théâtre Ouvert

avec Claire Bocquet, Florian Goetz, John Kokou, Régis Lux, Françoise Pelherbe, Fleur Sulmont.

Scénographie : Marc Lainé, Lumière  : Marine Berthomé, Son : Bertrand Faure.Assistante à la mise en scène Karine Texier.

LUMIERE /

Mise en lumière sobre pour cette mise en espace peu répétée, des rampes dichroïques en guise de face très diffusées pour créer le moins d’ombre possible.

J’ai travaillé avec des blondes pour les tons chauds et avec une HMI refroidie avec des CTB pour faire monter la tension qui envahit peu à peu les personnages.

avec Amandine Dewasmes, Sébastien Eveno, Pierre-Félix Gravière, Clothilde Hesme et Judith Siboni

Dans une maison isolée, deux couples se retrouvent. Mais leur tranquillité est soudainement perturbée par la découverte d’une jeune fille, muette et apathique. Cette présence inexpliquée provoque des conflits entre ces jeunes gens, jusqu’à en acculer certains à l’acte de violence.Intrusion met en scène, à huis clos, quatre personnages qui font l’expérience de la perte d’eux-mêmes au contact d’un autre problématique. 

Des Heures entières avant l’exil (2005)

Stars also die 1

écriture et mise en scène

Fredéric Sonntag

Act’oral / Mains d’oeuvres / CDN Reims

Cette nuit (la dernière ?), à quelques heures du lever du jour, une jeune femme lutte contre le sommeil (le dernier ?).

Elle parle pour résister à l’endormissement, à l’engourdissement des muscles, à la paralysie des sens, à la torpeur, au silence effroyable aussi.

Elle parle depuis l’exil qui est le sien, explorant son passé, nous plongeant au cœur de multiples fictions, de multiples aventures, où il est question d’amoureux égarés, d’amis disparus, de passages à la clandestinité, de dangers imminents, de multiples ennemis qu’elle ne cesse de fuir dans un mouvement éperdu d’héroïne de film — ou de roman — noir ou d’espionnage.

Une fuite infinie du réel. Une lutte acharnée contre ses propres démons.

Intentions

La création de ce projet s'est faite au fil des expérimentations, de manière empirique. Les représentations successives ont permis d'affiner la recherche formelle. La composition musicale a aussi évolué vers une construction plus précise, plus affirmée, et l'abstraction des débuts a fait place à une succession et un enchevêtrement de thèmes et de contre-points, de motifs mélodiques et de nappes aux harmonies mineures inspirés, entre autres influences, des bandes son des films de Lynch ou de Cronenberg, du lyrisme morriconnien, de la scène post rock canadienne du label Constellation et de l'électronique d'Aphex Twin ou du label Anticon.

Frédéric Sonntag

interprétation Fleur Sulmont / musiciens Paul Levis, Stéphan Hélouin, Gonzague Octaville /

musique originale Paul Levis / création et régie vidéo Thomas Rathier / scénographie Marc Lainé / création lumière & régie générale  Marine Berthomé / régisseur son Bertrand Faure / assistante à la mise en scène Karine Texier-Drieux

LUMIERE/

Comme le souligne Frédéric, nous travaillons souvent en couches de travail successives, mes contraintes ici dépendent beaucoup de la projection vidéo omniprésente sur le mur central. La richesse de la collaboration avec Thomas Rathier nous fait choisir notre palette de couleur ensemble, soit que je me cale sur les tonalités de la projection, soit qu’ils modifient ses teintes en fonction de mes propositions lumières.

Dans cette création plusieurs codes très présents : le point micro sur la phase des remerciements imaginaires de l’actrice à une cérémonie, un code facile à reconnaitre qui va revenir ponctuellement ; ensuite l’éclairage sculpte le récit le situant à la fois dans l’espace visible du lieu, ou en l’embarquant dans les méandres des espaces mentaux du personnage...

Nota : j’ai aussi participé à la captation vidéo de certaines scènes...

Extraits de mes story board lumière : travail préparatoire à ma création

Nous étions jeunes alors(2007)

Stars also die 2

écriture et mise en scène

Fredéric Sonntag

Mains d’oeuvres/ Théâtre Ouvert / Tournée France

LUMIERE/

L’espace de jeu de Toby est quasiment nu et la lumière joue un rôle fondamental pour créer tous les espaces / temps de la pièce.

J’ai suggéré à Frédéric de traduire les espaces par un luminaire ou une symbolique qui nous permet très rapidement de comprendre : un stroboscope - une boîte de nuit , un hôtel - un lustre, des fluos un hôpital ou un aéroport en changeant les couleurs...

Les poursuites ont un rôle considérable à jouer : l’une pour le fantôme (avec une couleur froide vibrante) qui fait apparaître/ disparaître la petite fille, l’autre pour Toby qui le suit de manière obsessionnelle comme une caméra, un paparazzi.

interprétation Laurent Charpentier, Amandine Dewasmes, Alexandre Cardin, Florent Guyot, Lisa Sans, Jérémie Sonntag, Fleur Sulmont, Karine Texier, Olivier Waibel, Vidji Sabarros, Carole Labouze, Anaïs Chapuis / musiciens Paul Levis, Gonzague Octaville / musique originale Paul Levis / régie vidéo Raphaël Dupleix /

création lumière, régie lumière & régie générale Marine Berthomé / régisseur son Bertrand Faure / régissseur plateau Olivier Bejannin / assistant à la mise en scène Léonard Berthet-Rivière / suiveur Matthieu Baranger

Présentation

Night-club, hôtel, aéroport, hôpital, plateau de télévision... La fuite en avant d’un jeune homme (star mondiale, divinité moderne) confronté à son propre vide, à la vertigineuse sensation de la perte de soi. Mais il suffit d’un grain de sable pour dérégler la mécanique et précipiter le héros dans une course vers la mort. La rencontre d’une petite fille (petit diable, fantôme) provoque un doute, dans le parcours tout tracé de cet individu au sommet de sa gloire...


Intention


Toby ou le saut du chien est une traversée mentale. Dès les premiers tableaux, un trouble apparaît. Où sommes-nous ?

Que voyons-nous ? Il semble que tous les plans de perception et de conscience (rêve, impression, perception, vision, fantasmes, part inconsciente) se retrouvent, comme s’il existait un certain plan où ils pouvaient coexister. (...)

La décision d’utiliser le « tableau » comme élément dramaturgique de base — et non la scène, ou la séquence — place délibérément la pièce dans une volonté davantage plas-tique que narrative. Même si nous suivons la continuité d’une action, l’itinéraire du héros, la cohérence ici est davantage assurée par l’agencement des voix, la déclinaison des motifs, que par le réel développement d’une histoire.

Frédéric Sonntag

interprétation Frédéric Sonntag / musique & interprétation Paul Levis

Toby ou le saut du chien  (2009/2010)

écrit et mis en scène par

Fredéric Sonntag

Mains d’Oeuvres / Théâtre de l’Odéon- Festival Impatience

Incantations est une fiction poétique, est le récit d‘un homme qui décide un soir, de ne pas rentrer chez lui et d’errer toute la nuit dans la ville. Tout au long de son errance, il réinvente une langue incantatoire, essayant de renouer avec un âge perdu où la parole avait encore un pouvoir d’action sur le monde.

LUMIERE/

Créé à l’occasion du Festival 360, j’ai choisi de marquer l’espace uniquement par des fluos et de jouer sur les pulsations de ces derniers pour isncrire ce récit nocturne au coeur d’une cité résolument industrielle et froide.

interprétation Amandine Dewasmes Mounir Margoum Fleur Sulmont / musiciens Paul Levis, Stéphan Hélouin, Gonzague Octaville / musique originale Paul Levis / création et régie vidéo Thomas Rathier / scénographie Marc Lainé / création lumière & régie générale Marine Berthomé /régisseur son Bertrand Faure

Incantation (2008)

écrit et performé par

Fredéric Sonntag

Mains d’Oeuvres

décembre 08

Sortir : nov./déc. 08

« Un récit diffracté en trois voix, qui nous emmène dans un univers mental en crise, là où l’on perd l’enfance et l’adolescence, son identité et ses repères ; d’où l’on revient affirmé dans ses désirs. L’écriture progresse, recule, revient en boucle. Elle vibre des échos angoissés du monde contemporain. Le spectacle aux atmosphères tour à tour mélancoliques, nostalgiques ou drôles a de l’inventivité et de vraies beautés. (…) »

“On a trop vu en ce début de saison en particulier, de textes dénués de qualités littéraires aussi bien que dramatiques pour ne pas saluer une œuvre parfaitement accomplie à ces deux points de vue. C’est donc Frédéric Sonntag lui-même qui a conçu la mise en scène. Il s’est entouré de toute une équipe travaillant dans la même direction et le résultat est d’une cohérence et d’une pertinence rares. (…) Rapidement, une véritable osmose se crée entre les magnifiques réalisations vidéo de Thomas Rathier, la musique conçue par Paul Levis, et la langue de Frédéric Sonntag, portée par trois excellents comédiens. (…) Il faut dire encore combien le texte de Frédéric Sonntag est riche, combien sa langue est belle. Des textes de cette tenue sont fort rares de nos jours sur nos scènes. Frédéric Sonntag a imaginé une sorte de quête initiatique sous la forme d’un récit d’anticipation politique qui flirte parfois avec le polar, avec le road movie. On est tantôt dans l’univers de Philippe K. Dick, tantôt du côté de William Irish ou de Jack Kerouac. (…) D’autant que ce texte, outre sa haute tenue littéraire, a une qualité qui n’est pas moins rare dans la production dramatique contemporaine : sa pertinence sur le plan politique. ”

janvier-février 09

« Sonntag a le goût des passés simples, des mots précis et des envolées poétiques sèches. Plus un humour de la répétition. (...) Une mise en scène inventive, avec la présence des musiciens derrière des vitres dépolies, tels des fantômes qui achèvent de donner à Nous étions jeunes alors une atmosphère fantastique d'entre-deux crépusculaire."

11 /12/08

27/11/08

« Si vous voulez entendre le bruit d'un monde futuriste, allez au Jardin d'hiver, dans le 18e arrondissement, à Paris. Vous y verrez Nous étions jeunes alors, d'un auteur à découvrir, Frédéric Sonntag. (…) Une pièce de théâtre totale, où la vidéo, la musique, le texte et le jeu suivent dans un même mouvement les traces de trois jeunes gens. Ni la musique ni les images ne sont plaquées sur le texte. Elles font corps avec lui. (…) C'est un récit initiatique qui vous entraîne et vous tient en haleine, vous fait sourire et vous émeut. En ce sens, Frédéric Sonntag se rapproche d'un Wajdi Mouawad, l'artiste associé du Festival d'Avignon en 2009. Il croit aux histoires. »(

« (…) Frédéric Sonntag, auteur et metteur en scène, montre de l’ambition et du souffle dans l’écriture. Il ose une épopée où résonnent les cris de notre siècle et fouille les décombres d’une jeunesse désœuvrée en proie à ses hantises et ses troubles d’identité. Son théâtre, à la croisée du monologue, du conte initiatique et du récit d’anticipation, cherche à tisser la parole, les images et la musique.»

PRESSE

A la fois conte initiatique et récit d’anticipation, Nous étions jeunes alors se construit sur scène par le dialogue entre trois acteurs, une partition musicale jouée par trois musiciens (guitares électriques, violoncelle, contrebasse, carillons, ukulélé, orgues électroniques, percussions échantillonnées, senza…) et un dispositif vidéo. Ensemble, ils développent le récit des trois personnages et composent l’univers crépusculaire qu’ils habitent.

L’image, tour à tour, pose le décor des lieux que les personnages traversent, complète la continuité narrative ou prend le relais du récit, ou encore figure l’espace mental du rêve, du délire, de l’inconscient des personnages.

La partition musicale participe au récit de la même manière que texte et images, elle est une bande-son qui précise et complète atmosphères et paysages, ou, passant du deuxième plan au premier, qui impulse au récit son rythme ou sa nature. Refusant de se complaire dans une forme figée, les relations entre les trois partitions ne cessent d’évoluer et de s’inventer.

Frédéric Sonntag

LUMIERES /

Deuxième phase de travail dans cette intéraction forte entre le texte, l’acteur,

la musique, la vidéo et la lumière. La projection est ici sur trois murs,  les contraintes sont donc plus fortes ; la lumière ici est particulièrement subtile, elle fait corps avec le récit et les comédiens.

VideoExtrait_video_Sonntag.html
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